Au petit matin, nous prenons avec nous davantage d’eau et de nourriture afin d’éviter toute déshydratation. Nous trouvons aussi un meilleur chemin pour atteindre le bas de la falaise avec moins de buissons à franchir...
Nous escaladons une paroi un peu plus difficile que la veille. Une fois en haut, nous marchons en direction d’une grotte pour prendre le déjeuner et se protéger du soleil.
Nous sommes maintenant très proches du sommet de « Peak Charles ». Avec le guide, j’essais de trouver une bonne voie d’escalade vers le sommet. Je rejoins alors une partie du dôme inférieur du pic qui est appelée « snake pit » (en français, la fausse à serpent). Mes premiers pas dans la fausse sont hésitants et je regarde attentivement autour de moi… Heureusement, je suis seul. Mes camarades me rejoignent et nous voila de nouveau sur la paroi. Ma copine décide de rester se reposer en bas dans la fausse a serpent (elle ne sait évidemment pas que l’endroit s’appelle ainsi). Mon copain et moi atteignons le sommet. Nous recherchons maintenant un endroit pour redescendre. Mon copain prends une trajectoire qui me semble trop risquée et sans issue. Nous sommes proches d’un précipice de 200 mètres! Je prends conscient du danger et commence à flipper, a avoir le vertige… Je suis bloqué et persuade mon copain de changer d’itinéraire car j’ai tout simplement peur du vide. Nous prenons alors le chemin de touristes qui s’avère aussi très escarpé mais moins exposé au vide.
De retour a la grotte ou nous avions pris le déjeuner, nous y retrouvons ma copine et nous dirigeons vers la même station de rappel que le jour précèdent.
Nous descendons en rappel la falaise et nous arrêtons à la station du milieu comme prévu. Nous sommes tous les 3 cote à cote sur une petite corniche, attachés en toute sécurité. Je tire les cordes (au dessus de nous) qui nous avaient permis de descendre jusqu’ici. Une corde semble être bloquée, mon copain qui a plus d’expérience essai de la débloquer… 5 secondes plus tard, la corde est débloquée mais emporte avec elle un rocher de 50cm de diamètre. Je peux apercevoir le rocher s’approcher, le bruit d’éboulement nous fait comprendre immédiatement de nous plaquer contre la paroi. Le rocher passe a 3 mètres a cote de nous et nous nous en sortons indemne. Putain de rocher qui s’effrite partout !!!
Enfin, nous redescendons vers le camp et apprécions de se retrouver sur un terrain horizontal!!! La suite : repos, hamac, boisson, dîner et dodo!!!